Au mois de mai le délai moyen de transaction a enregistré un raccourcissement significatif à 11,1 semaines à comparer à un délai supérieur à 12,5 semaines observé depuis le début de l’année.
Idem pour le taux moyen de négociation qui plonge à 8% alors qu’il oscillait entre 9,2 et 10,2% depuis janvier dernier.
Ces deux facteurs auraient pu logiquement ramener les vendeurs sur le marché en ce mois de mai, traditionnellement l’un des plus actifs en matière d’immobilier.
Et bien pas du tout, puisque le nombre de nouveaux biens mis en vente y a été presque de moitié inférieur à celui de l’année dernière à même époque (-47%).
En ce qui concerne les prix, à l’échelon national, l’indice des prix des appartements confirme sa stabilisation depuis 4 mois avec même une inclinaison à la hausse (+0,4% sur un mois et +0,3% sur 3 mois). Sur un an, la baisse ressort
à -6,8%.
Pour les maisons, après avoir augmenté pendant 3 mois consécutifs depuis le début de l’année, l’indice des prix est à nouveau en recul pour la deuxième fois de suite (-1,1% sur un mois et -1,7% sur 3 mois). Sur un an, la variation à
-6 ,5% est quasi-identique à celle des appartements.
Il est cependant intéressant d’effectuer un tour des régions dans la mesure où les écarts n’y ont jamais été autant marqués.
En Ile de France, pour les appartements, la tendance est très stable depuis 5 mois (variation de -0,2% sur 3 mois
et -6,5% sur un an. Le prix moyen du m2 ressort à 4.230 €). Pour les maisons, la tendance est clairement à la hausse (variation de +3,6% sur 3 mois et -5,6% sur un an. Le prix moyen ressort à 332.000 €).
Dans le Nord, pour les appartements, la tendance est inclinée à la hausse (variation de +1,4% sur 3 mois et -4,5% sur un an. Le prix moyen du m2 ressort à 2.320 €). Pour les maisons, la tendance est stable depuis 4 mois (variation de -0,7% sur 3 mois et -3,2% sur un an. Le prix moyen ressort à 191.000 €).
Dans l’Est, pour les appartements, la tendance est stable depuis 4 mois avec légère inclinaison à la hausse (variation de -1,3% sur 3 mois et -7 ,7% sur un an. Le prix moyen du m2 ressort à 1.920 €). Pour les maisons, la tendance est inclinée à la baisse (variation de -1,9% sur 3 mois et -7,5% sur un an. Le prix moyen ressort à 226.000 €).
En Rhône-Alpes, pour les appartements, la tendance est stable (variation de -1,1% sur 3 mois et -8,9% sur un an. Le prix moyen du m2 ressort à 2.260 €). Pour les maisons, notre baromètre fait apparaître un brutal décrochage depuis 3 mois, au point de « re-mouliner » plusieurs fois nos calculs, et qui reste sans explication à ce jour (variation de -15,9% sur 3 mois et -19,8% sur un an. Le prix moyen ressort à 230.000 €).
Sur l’Arc Méditerranéen, pour les appartements, la tendance est à nouveau à la hausse (variation de +2,1% sur 3 mois
et -5,1% sur un an. Le prix moyen du m2 ressort à 2.890 €).
Pour les maisons, la tendance en revanche semble se retourner à la baisse après avoir été à la hausse pendant trois mois de suite (variation de +0,3% sur 3 mois et -4,4% sur un an. Le prix moyen ressort à 306.000 €).
Dans le Sud-Ouest, pour les appartements, la tendance est orientée à la hausse (variation de +2,9% sur 3 mois et -5,1% sur un an. Le prix moyen du m2 ressort à 2.360 €).
Pour les maisons, la tendance apparaît assez stable (variation de -1.3% sur 3 mois et -3,1% sur un an. Le prix moyen ressort à 262.000 €).
Dans l’Ouest enfin, pour les appartements, la tendance apparaît comme se stabilisant après plusieurs mois de correction (variation de -2,4% sur 3 mois et -11,9% sur un an. Le prix moyen du m2 ressort à 1.970 €).
Pour les maisons, la tendance semble se retourner à la baisse après avoir été à la hausse pendant trois mois d’affilés (variation de -1,4% sur 3 mois et -5,9% sur un an. Le prix moyen ressort à 228.000 €).
Pour conclure, nous restons toujours convaincus que le marché de l’immobilier ancien pourrait très prochainement repartir, peut-être dès cet été.
Le déclencheur psychologique que semblent attendre vendeurs et acheteurs pouvant venir du marché du neuf qui, relancé par le dispositif fiscal Scellier est en train de reprendre des couleurs, et est ainsi susceptible d’attirer dans son sillage le marché de l’ancien.
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