C’est bon à savoir


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REDUIRE SES DECHETS, C'EST FACILE !

Et si réduire nos poubelles permettaient de réduire… nos factures ? Moins les foyers produisent de déchets, plus les coûts de ramassage et de traitement sont maîtrisés. Quant à notre comportement, il est en train de changer et l’Ademe prévoit une baisse de 7% de notre production de déchets d’ici 2015.

Réduire ses déchets, c’est facile ! « La preuve : grâce à 10 gestes de prévention, 370 foyers témoins ont réduit en 2 mois leurs déchets de 22 % », témoigne l’Ademe. Et c’est ainsi que dans le cadre de l’opération « Réduisons vite nos déchets, ça déborde », la communauté d’agglomération Grand Paris Seine Ouest, tente l’expérience avec 45 foyers témoins. « Au début, nous voulions toucher tous types de profils, mais il est vrai que la présence d’un enfant au sein d’un foyer est un facteur de sensibilisation fort » explique Julie Bach, chargée de mission au sein du GPSO.

Comment faire pour réduire ses déchets ?
De nombreux gestes, plus ou moins contraignants, favorisent la réduction des déchets. Tout commence au supermarché, en choisissent des produits labels verts, avec le moins d’emballages possible – qui sont d’ailleurs souvent moins chers. Favoriser les produits au détail, à la coupe et au poids plutôt que pré-emballés. En termes de produits ménagers, les recharges concentrées, plus économiques, limitent également le volume de déchets. Préférer les sacs réutilisables, en prenant l’habitude d’en avoir dans sa voiture et une version pliable dans son sac. Limiter les impressions, apposer le « Stop Pub » sur sa boîte aux lettres, boire l’eau du robinet, réutiliser ou recharger ce qui peut l’être – piles et batteries rechargeables, couches lavables, disques de coton textile lavables pour se démaquiller, faire du compost avec ses déchets organiques, adopter des gestes alternatifs pour réduire sa consommation – faire du pain, des yaourts, etc. Pour aller plus loin, il même facile et très peu onéreux de fabriquer soi-même tous les produits ménagers dont vous avez besoin chez vous. Pour plus d'informations, rendez-vous sur Reduisonsnosdechets.fr

UN DOCTEUR POUR LA MAISON

Appartements et maisons sont de véritables gouffres énergétiques ; mais quelles qu’en soient les motivations, tout propriétaire rêve d’un logement plus vert, car in fine, écologie rime avec économie. Auxquels s’ajoutent le confort, la pérennité du bien… Or si les constructions neuves sont de plus en plus performantes sur le plan environnemental, il ne faut pas oublier que l’immobilier ancien constitue une large majorité du parc existant.

En temps que particuliers nous avons le pouvoir d’agir sur notre immobilier, mais il n’est pas toujours facile de savoir comment s’y prendre, car peu d’entreprises s’adressent directement à nous et faire la part des choses et repérer les interlocuteurs sérieux dans la jungle des offres en tous genres n’est pas facile.

Les attentes de Claire et Alain
Quand Claire et Alain décident de rénover l’appartement parisien de 165 m² qu’ils viennent d'acquérir, ils ont des attentes précises : « D’une part agir dans le respect de l’environnement, et d’autre part, nous apporter un confort maximal ». Or, peu de bureaux d’études thermiques s’adressent directement aux particuliers, comme Sénova. Dans un premier temps, le client accède au pack « Savoir quoi faire », étude thermique poussée du logement. A plusieurs maux, il n’y a pas qu’un seul remède. Mais comment savoir quels sont les investissements les plus pertinents et quelle méthode adopter ? Pour cela, « nous nous rendons sur place pour effectuer l’audit technique complet du logement », détaille Dimitri Molle, cofondateur de Sénova. A l’issue duquel un carnet énergétique du logement est délivré. « Nous avons eu un diagnostic précis de l’appartement, des préconisations ainsi qu’un chiffrage des travaux et des informations sur les aides auxquelles nous avions droit » se souvient Claire. « De plus, ajoute Alain, l’approche pédagogique nous a permis de comprendre quelles améliorations nous allions pouvoir apporter. »

Les résultats
A titre d’exemple, le duplex consommait 361 kWh par m² par an, tandis que la moyenne française se situe à 240 kWh… Les préconisations concernaient le remplacement des fenêtres, l’isolation de certaines pièces et d’une partie des murs, la pose de stores et volets pour le confort d’été, le remplacement d’un système de chauffage obsolète par une pompe à chaleur réversible… « Comme notre expertise était limitée, nous avons souhaité que notre BET nous accompagne au long des travaux en temps que maître d’ouvrage ». L’ensemble des travaux réalisés a permis au logement de passer de l’étiquette F à B (consommation de 51 à 90 kWh par m² par an). Quant à la pollution générée, le logement est passé de D à A.

BENOIST APPARU : ETRE PROPRIETAIRE EST UNE FORME DE SECURITE

Le logement fait partie des enjeux politiques majeurs français et sera un des thèmes de campagne des élections présidentielles. Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au Logement livre en exclusivité sa vision du logement dans un contexte changeant et résolument tourné vers le développement durable.

Entreparticuliers.com : Quelle est votre conception du logement idéal ?
Benoist Apparu :
Pour moi, le logement idéal est un logement économe en énergie qui s’inscrit dans une logique durable, respectueux de l’environnement et répondant aux nouveaux défis de demain en termes de confort, d’équipement et d’énergie. Le logement idéal est un logement que l’on s’approprie autant que son environnement immédiat, car lorsque l’on habite un logement on habite aussi un quartier, une ville. Le logement et l’urbanisme, trop longtemps dissociés se complètent : il ne suffit pas d’agir à l’échelle de chaque bâtiment ; il faut aussi intervenir dans tous les secteurs d’activité, et à toutes les échelles de la ville : prendre en compte les loisirs, les transports, les commerces ou encore l’emploi. Pour autant, je ne pense pas qu’il y ait une définition unique du logement idéal, car chacun en a sa propre vision : le logement  est le lieu qui a le plus d’importance dans nos vies quotidiennes, c’est avant tout un lieu dans lequel on s’épanouie.

EPC : Le comportement des français a-t-il évolué vis-à-vis de leur logement ?
BA :
Il y a en France un fort désir d’accession à la propriété. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avons réformé les outils d’accession à la propriété avec, depuis le 1er janvier 2011, la mise en place du PTZ+. Parallèlement, se fait également ressentir un besoin de sécurité, qui est tout à fait compréhensible après la crise que l’ensemble des pays a connu.  Dans ce contexte, la pierre permet aux français de se constituer un capital, car être propriétaire, c’est préparer sa retraite, c’est construire un patrimoine que l’on léguera à ses enfants et c’est également une forme de sécurité.

EPC : En matière de qualité de l’habitat, observez-vous un réel clivage entre l’Ile-de-France et la province ?
BA :
A vrai dire il s’agirait plus d’une différence entre les grandes agglomérations et les zones rurales. Le parc de logement en milieu rural est un parc majoritairement ancien, alors que dans les grandes villes le taux de construction neuve, répondant aux critères BBC, est beaucoup plus élevé. Le clivage en termes d’habitat durable vient du fait que dans le neuf nous agissons directement sur la construction alors que dans l’ancien, il s’agit de réhabiliter et rénover. De nombreuses mesures ont été mises en place pour améliorer la qualité du parc ancien : il y a le programme Habiter Mieux, qui a pour objectif d’aider 300 000 ménages en finançant leurs travaux de rénovation thermique pour un gain énergétique d’au moins 25%. Des outils incitatifs existent également, l’Eco-PTZ ou encore le PTZ+, plus avantageux pour l’achat d’un logement performant et qui incite donc les propriétaires qui veulent vendre à faires des travaux.

EPC : Quels enseignements tirez-vous du sondage TNS Sofres des Etats généraux du logement ? Quelles réponses apportez-vous aux français ?
BA :
Le constat est simple : il existe dans notre pays non pas une crise du logement mais des crises du logement. Pour répondre à la forte demande, il ne suffit pas de construire beaucoup, mais il nous faut construire là où sont les besoins, c'est-à-dire dans les zones dites « tendues », en fort manque de logements, et notamment l’Ile-de-France. Cela va dans le sens de la politique mené par le Gouvernement puisque l’année 2010 a été une année record en termes de financement de logement sociaux avec 131 509 logements financés contre 40 000 en 2000 ! Surtout, au-delà d’être plus importante, l’offre a été ajustée puisque plus de 33 % de la production a été financée en « zone A », très «tendue». La question du logement est une des priorités du Gouvernement, et pour preuve, l'effort public en faveur du logement a atteint 37,4 milliards d'euros en 2009 dont les deux tiers à la charge de l'Etat, soit 1,96% du PIB, un niveau record depuis 1986 !

EPC : Quels conseils adressez-vous aux particuliers qui souhaitent acheter leur logement ?
BA :
Je dirais qu’il est important et indispensable de bien se renseigner en amont. Le réseau des agences départementales pour l’information sur le logement (ADIL) est là pour apporter gratuitement tous les conseils utiles aux accédants. Devenir propriétaire, c’est bâtir tout un projet de vie, et pour cela, le soutien des experts est très utile. Organiser sa recherche, connaître les pièges et les astuces du marché, comprendre son offre de prêt, négocier son assurance, autant d’obstacles à franchir pour mettre toutes les chances de son côté.
Et s’il s’agit de primo-accédants, je ne peux bien sûr que leur conseiller de demander à leur banquier le bénéfice du PTZ+ !

LA MAISON DURABLE DE L'ARCHITECTE

Plusieurs années de réflexions et de recherches, environ un an de chantier et enfin, le projet de l’architecte Pascal Gontier, parvient à son terme. Plus que la maison de ses rêves, il s’est lancé dans la construction d’une maison exemplaire sur le plan énergétique. Assise sur l’île Saint-Germain à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), cette demeure à ossature bois se veut passive et à énergie positive. Sorte de manifeste à l’encontre des idées reçues, son concepteur nous ouvre ses portes…

Si l’enveloppe extérieure de la maison peut paraître austère, on s’aperçoit tout de même très vite que cette maison n’est pas comme les autres. Toute de bois, la maison d’environ 280 m² habitables a été conçue avec un objectif en ligne de mire : « anticiper les standards futurs » en matière de développement durable.
L’architecte n’y va pas par quatre chemins : ici, les équipements techniques viennent en renfort à l’architecture, centre névralgique de la conception de l’ensemble. Le projet repose sur un objectif : limiter au maximum les consommations. Au programme, triple vitrages hautement performant, inertie thermique du bâtiment grâce à des planchers comblés de gravier, ventilation naturelle permettant la récupération d’énergie sur l’air extrait grâce à un circuit d’eau, pompes à chaleur…

Les fondations de la maison reposent sur neuf pieux permettant, outre la stabilité du bâti, le support d’une installation géothermique innovante : la ventilation ‘Gaita’, dont le brevet devrait être déposé. « La façade sud est conçue comme une véritable façade solaire qui met à contribution différents types de « capteurs » », explique l’architecte. Un procédé qui permet donc à la maison de produire davantage d’énergie qu’elle n’en consomme.

Un surcoût estimé à 15%
Et comme rien n’a été négligé, les matériaux de construction sont choisis en fonction de leur bilan écologique, afin de minimiser l’énergie grise liée à la construction du bâtiment et à contribuer à la lutte contre l’effet de serre. « Ainsi, la structure est en ossature bois à partir du rez-de-chaussée, le bardage et les fenêtres sont en bois, et l’isolation est en cellulose et laine de bois ». La végétation et le toit végétalisé contribuent à la création d’un microclimat et à la rétention des eaux pluviales, récupérées pour servir à l’arrosage et aux WC.

Chose inhabituelle pour un projet tourné vers les économies d’énergie et le développement durable, la maison est largement ouverte vers l’extérieur, à grand renfort d’immenses baies en triple vitrage… « J’ai voulu démontrer qu’il n’est pas impossible de concilier 18pts fenêtres et faible consommation. Pour m’y aider, j’ai éradiqué les ponts thermiques », détaille Pascal Gontier, désireux de lutter contre les idées préconçues sur le développement durable et les économies d’énergie.

S’il est difficile de chiffrer le montant exact des travaux, le coût de construction est compris dans une fourchette entre 2 600 et 3 000 € par mètre carré. Il faut compter environ 15% de plus que pour une construction « classique » en béton.


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