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mises à jour le 20 Novembre 2008

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Communiqué de Presse
Diffusion immédiate
réagit aux propos inquiétants du patron du journal « De particulier à particulier »

QUE LES PROPRIETAIRES SE RASSURENT !

IL N Y A AUJOURD’HUI AUCUN ELEMENT AVERE QUI ANNONCE
UN PROCHAIN KRACH IMMOBILIER EN FRANCE.

Paris, le 4 Janvier 06,

Stéphane ROMANYSZYN, président du site ENTREPARTICULIERS.com, 1er site immobilier de vente entre particuliers, réagit aux prédictions hyper-alarmistes de son confrère Jean-Michel GUERIN du groupe Particulier à particulier et tient à apaiser la crainte qu’elle a commencé à susciter auprès des propriétaires.

« C’est avec stupéfaction que je viens de lire sur le site Internet du journal « L’Expansion » les prédictions de mon confrère Jean-Michel GUERIN sous le titre « Les prix immobiliers vont baisser de 30 à 40% sur une période de 4 à 5 ans. » et reprises hier dans le journal de 12h30 sur « RTL ».
J’en ai été d’autant plus surpris que cette société m’avait semblé établir jusqu’à présent, des études plutôt sérieuses sur le sujet.

Il est indéniable que l’on assiste depuis quelques mois à un net ralentissement des prix immobiliers. Quoi de plus normal après la forte augmentation qu’ils avaient enregistré depuis 5 ans (en moyenne + 100% pour les appartements, + 75% pour les maisons). Mais de là à pronostiquer avec une telle assurance, un krach dans les 5 ans à venir, je ne comprends pas.

S’il s’agit d’une opération de communication pour faire parler de soi, la démarche me paraît inconsidérée car particulièrement dangereuse.
Ce type de déclaration choc, émanant d’un organe réputé, risque en effet de créer une véritable psychose qui elle, déclenchera à coup sûr, la chute radicale des prix.

Placé aux premières loges, ma confrontation quotidienne avec la réalité du marché immobilier, renforcée par mon analyse permanente de la conjoncture de ce secteur me portent à être catégorique :

Sans bouleversement brutal du contexte économique, rien ne permet aujourd’hui, de prédire une chute des prix immobiliers d’une telle ampleur dans les 5 prochaines années. D’autant plus que les dernières prévisions économiques de l’INSEE diffusées hier, sont relativement optimistes.

Beaucoup d’ « experts » et quelques pythies des temps modernes s’égarent à travers des paramètres et des scénarios hypothétiques bien complexes.

Il suffit pourtant de se poser 3 questions simples :

Comment se forment les prix de l’immobilier ? :
Doit-on tout d’abord rappeler que le marché immobilier est comme tous les marchés : il est conditionné par l’offre et la demande.
Il est actuellement sain car il entre dans cette logique de base ; il n’est pas un marché de spéculation comme il le fût lors de sa dernière crise en 1991. Sans entrer maintenant dans les détails, dans les 5 prochaines années, il est certain que la demande de logements continuera à être beaucoup plus forte que l’offre.
Ce facteur primordial influera sur les prix à la hausse, pas à la baisse.

Quelle sera la capacité de financement des acheteurs ? :
Il faut distinguer 3 catégories d’acheteurs : les primo-accédants, les propriétaires, et les investisseurs.

- Les primo-accédants seront ceux qui auront le plus recours au crédit et sont les plus jeunes.
Même si les taux des emprunts augmentent régulièrement, ils augmenteront de manière sensible. Cette légère poussée sera compensée par un allongement progressif de la durée des prêts. Or il reste sur ce point de la marge. La durée moyenne des prêts n’est que d’environ 18 ans alors qu’aux USA, il n’est pas rare qu’ils courent sur 25 voire 30 ans.

- Les propriétaires qui souhaiteront vendre pour acheter un autre bien s’appuieront quant à eux sur un apport conséquent, car il faut avoir à l’esprit que la valeur de leur bien a aujourd’hui - pour la plupart - presque doublé depuis son acquisition il y a plusieurs années.

- Quant aux investisseurs, même si les avantages fiscaux liés à l’immobilier sont à compter de 2006 un peu moins intéressants, ils persisteront. Le lobby du bâtiment y a toujours veillé même sous les gouvernements de gauche.
Et même si la bourse redevient attrayante, la plupart sont encore échaudés par ses récentes déconvenues et tiendront à se diversifier toujours dans la pierre.

Quelle serait la réaction des vendeurs en cas de commencement de baisse des prix ? :
Si les prix immobiliers devaient commencer à baisser, les vendeurs se retireraient immédiatement du marché. En effet, le marché immobilier n’est pas un marché de denrées périssables, comme celui des matières premières par exemple, ni même volatile comme celui des actions.

Les vendeurs potentiels différeront leur projet en attendant des jours meilleurs.
Les propriétaires continueront à habiter leur logement, et les investisseurs à le laisser en location.

Cela freinera assurément considérablement le nombre de transactions un certain temps, mais la raréfaction de l’offre face à une demande quant à elle toujours conséquente, non seulement stoppera la baisse des prix mais la réorientera sans trop tarder, à la hausse.
Avec un peu d’audace, on peut même envisager que le prochain fléchissement des prix tant annoncé, peut constituer, après une période de blocage des transactions, le déclencheur d’un vif rebond à la hausse.

Voilà les vraies données, concrètes et pertinentes, qui j’espère permettront de rassurer les propriétaires et ainsi de raison garder.

Qu’il y ait par-ci, par-là, quelques ajustements à la baisse, c’est indéniable. Que les biens médiocres et présentant des défauts, peineront à se vendre, c’est une évidence.

Mais aujourd’hui, je le répète, à part une dégradation majeure de la conjoncture économique, la seule chose qui puisse provoquer artificiellement un krach, ce sont des prophéties alarmistes telles que celles proférées par des intervenants comme Jean-Michel GUERIN. Il est vrai que le mythe du krach inéluctable alimente bien des fantasmes et est même, il faut le reconnaître, un sujet « vendeur » pour la presse.

Mais il serait irresponsable de laisser se développer dans l’opinion de telles supputations sulfureuses qui conduiraient immanquablement à faire rapidement perdre la confiance des particuliers en l’immobilier, engendrant par répercussion de profonds dégâts pour l’économie française dans son ensemble et altérant davantage encore le climat social qui n’en a pas spécialement besoin.